Le journal de Mushroom

De l'art de changer de sujet et d'annoncer une nouvelle l'air de rien ou presque

 
On m'a déjà signalé que je faisais subir aux médecins généralistes ce que je détestais qu'on fasse subir aux professeurs, à savoir : caricature, généralisation arbitraire, critique gratuite. Dans les commentaires, j'ai déjà répondu, en gros, que ce n'était tout de même pas ma faute si j'avais rencontré dans ma vie neuf généralistes, et que sur ces neuf, cinq s'étaient montrés au mieux indélicats, au pire dangereusement incompétents et trop sûrs d'eux. Et d'illustrer par des exemples concrets. (oui, il faudrait que je parte à la recherche d'un autre généraliste, je sais)
 
Ces dernières semaines, ma liste d'anecdote s'est allongée. 
 
1) Le docteur de Gloubinours (qui prescrit des anti-allergiques face à une maladie de Lyme) face à Gloubinours qui tousse depuis dix jours :
"Bon... ça doit être une rhino-pharyngite... Vous voulez des antibiotiques ?"
 
Gloubi en est resté comme deux ronds de flans (j'aime ce genre d'expression hors d'âge). "Les antibiotiques c'est pas automatique". C'est ça ouais. Moi, je croyais que ça voulait dire "On vous prescrira des antibiotiques si votre maladie est bactérienne". En fait, ça signifie : "Il faudrait faire une prise de sang pour savoir si c'est bactérien ou viral, on va quand même pas la faire pour tous les rhumes qui traînent, alors non, les antibiotiques c'est pas automatique, c'est une fois de temps en temps, comme ça, au pif, de toute façon la plupart du temps vous guérirez tout seul "(ce qui est vrai). Ca faisait un peu long dans le spot de pub, alors ils ont raccourci. 
 
Ou alors c'était comme dans le Pari. "Vous voulez des antibiotiques ?" La bonne réponse était : "Non, pas bien !"
 
 
2) Le docteur Lediantre (que je vais voir parce qu'il prescrit des arrêts facilement, ouh pas bien), face à moi et ma fièvre de 24 heures. 
Moi : oui, je suis surtout venue vous voir parce que je ne savais pas trop quels médicaments j'avais le droit de prendre...
Doc : Orf, pffff, tututu, à la limite, les anti-inflamatoires sont déconseillés à la fin, mais les premiers mois, vous pouvez tout prendre hein !
 
Quinze minutes plus tard, la pharmacienne embarrassée me confirmera que l'un des médicaments prescrits est déconseillé aux femmes enceintes.

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Dépression : la solution ?

Dans un numéro de Elle paru il y a quelques semaines, mon attention a été inévitablement attirée par un article intitulé "La dépression, n'en faites pas une maladie" : "Dans son nouveau livre (Tout déprimé est un bien-portant qui s'ignore, éd. JC Lattès), Samuel Lepastier jette un pavé dans la mare. Le psychiatre dénonce l'abus de médicaments qui conduit à traiter les déprimés sans s'attaquer aux causes de leur souffrance. Interview de Michèle Fitoussi." Le propos va un peu plus loin que ce que laisse envisager le chapeau introducteur. Je vous laisse juges bien entendu, mais voici ce que j'en ai retenu : non seulement il s'agit de dénoncer le fait de soigner une dépression uniquement par la chimie, mais aussi de dénoncer le mot "dépression" lui-même. 

La "dépression" ne serait qu'une maladie inventée par les médecins pour pouvoir l'aborder et la soigner. Une sorte d'étiquette posée sur un état émotionnel "normal", mais dont on ne parvient plus à sortir seul. 

Ce que je trouve intéressant dans ce propos, c'est l'idée qu'il ne nie pas la dépression comme étant un ensemble de symptômes physiologiques et physiques réels (troubles du sommeil, dérèglement de la chimie du cerveau...). Il ne nie pas la dépression comme étant un réel problème qu'on ne parvient pas à résoudre à coup de "Allez, ressaisis toi, t'as touuuut pour être heureux(se) !!!"

Mais il nie la dépression comme étant un pur problème chimique et physiologique qui appellerait une rure érponse chimique et physiologique. Le psychiatre auteur du bouquin dont il est question critique même les médecins qui préconisent l'exercice physique comme solution. La dépression est avant tout un état d'âme, qui certes a des conséquences physiques, mais qui doit être traité comme un trouble de l'esprit. 

Cet article vient presque à point nommé. Il arrive qu'on lise des choses qui ne font que verbaliser ce qu'on pensait déjà mais qu'on avait peine à organiser en mots intelligibles : c'est le cas pour moi ici. Je postais il y a quelque temps un article assez confus où je concluais que je ne savais pas si j'avais vraiment vécu une dépression ou non. Les symptômes que j'avais rencontrés me disaient oui ; la manière dont j'en étais sortie (sans médicaments) me disaient non. 

Ce raisonnement était biaisé : oui, mon cerveau et mon corps se sont physiologiquement déréglés sous le poids de la tristesse. Mais cela ne signifie pas que la réponse devait être chimique pour autant. La réponse a été celle du temps et du repos qui m'ont permis la réflexion. J'aurais pu mener cette réflexion avec un psychothérapeute si j'en avais rencontré un bien; j'ai eu la chance de pouvoir m'en passer et m'appuyer sur des amies - que je remercie encore. 

Les médicaments auraient pu "marcher". Me faire tenir. Aurais-je eu alors la force de penser pour résoudre mon problème à la source ? J'ai déjà rencontré quelqu'un sous anti-dépresseurs qui s'abstenait de tout travail sur lui-même. Qui me disait que les médicaments l'empêchaient d'aller trop bas, mais aussi d'aller trop haut. Il s'avéra être un parfait connard... 

 

PS : tout ceci n'est que le fruit de mes réflexions, je ne prétends détenir ni la vérité absolue, ni la science infuse, ni la pierre philosophale. Que les dépressifs heureux avec leurs médicaments ne me fassent pas dire le contraire, merci. 

Edit : le mot "dépression" a tout de même un avantage notable, signalé d'ailleurs dans cet article : il permet aux "malades" d'être reconnus. 

 

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E*ntre les m*urs, une caricature ?

Valérie Damidot, priez pour nous
 
Samedi dernier, lors d'un dîner réunissant une majorité de membres de l'Education Nationale, la conversation a tenté d'effleurer le domaine de la culture. "Vous êtes allés voir quoi au ciné dernièrement ?" Cela n'a pas duré longtemps : E*ntre les m*urs s'est invité entre les spaghettis bolognaise et le café... 
 
Une étudiante en lettres était parmi nous, et a fait connaître son verdict sans appel : extrêmement caricatural ! Ce qui était amusant, c'est qu'elle ne faisait pas tant référence aux portraits d'élèves qu'aux scènes de salle des profs. Elle a tout de même fait précéder sa description des scènes les plus stéréotypées selon elle d'une nuance : "Bon, je sais pas comment sont les profs au boulot, mais quand même..." Elle a ensuite fait référence à un passage effectivement déjà ridicule dans le bouquin. Mais selon moi, le livre regorge d'anecdotes certes honteuses...
 
... mais tellement réalistes. 

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De Louis Bozon et de l'intégrale d'Urgences


 
Première tâche accomplie grâce à ma toute nouvelle BiduleBox lumineuse (en plus de lire mes 306 emails, consulter mon compte bancaire - note pour plus tard : quand je n'ai pas connaissance de mon solde, je dépense moins - et lire les 245 posts de blogs parus depuis ma disparition) : rénover mon blog.
 
Fini le titre dépressif (car je mettrai bientôt un point final à cette histoire), finis les templates prêts à l'emploi (car j'ai enfin pris la peine de comprendre comment on les bidouillait), et finie surtout cette quête d'étiquette visant à plus de reconnaissance. 
 
Sûr qu'avec une étiquette les choses sont forcément plus reconnaissables. Mais quand a fini un pot étiqueté "curry" par exemple et qu'on veut mettre du thé à la place, ce n'est pas très pratique (en plus d'être risqué en termes gustatifs). 
 
Je vais écrire comme j'ai toujours eu besoin de le faire, comme ça vient. Il y aura toujours quelques lecteurs. Tant pis si je ne dépasse pas les 23 par jour. Tant pis si je ne me retrouve pas dans un magazine féminin. Tant pis si je ne finis pas ma vie sur les bancs de l'Académie Française. 
 
Et tant pis si j'ai tant de mal à simuler le détachement... 

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Des nouvelles

 

"Lumière, Lumière, oui je suis ta Lumière..."

 

Je n'ose encore y croire tout à fait.

 J'ai peur qu'un cri de victoire à ce stade ne me porte la poisse. 

 Mais il semblerait bien que le rêve soit devenu réalité. 

Je crois bien que j'ai récupéré ma connexion Internet. 

Petit historique (approximatif) :

- 2 août : un orage éclate. Un incident réseau me coupe du monde, mais le fournisseur d'accès a les choses en mains. 
- 6 août : l'incident est résolu. Internet ne me quittera jamais.
- 31 août : le voyant "DSL" clignote dans ses bons jours, s'éteint dans les mauvais et jamais ne se fixe. Les ennuis commencent. Je patiente.  
- 10 septembre : je me prépare psychologiquement à appeler le service technique.
- 15 septembre : j'appelle le service technique. Avec mon portable, parce que brancher le fixe dans notre maison en travaux, c'est le bin's. Au bout de 42 minutes de manipulations diverses et variées, Navil le technicien m'annonce qu'il compte m'envoyer une nouvelle BiduleBox. Au moment où il s'apprête à m'indiquer la marche à suivre, mon forfait bloqué se bloque. Enfer et damnation.
- 25 septembre : je décide que devoir réinitialiser la BiduleBox toutes les douze minutes ne relève pas d'une utilisation optimale du service. J'en informe Mustafa le technicien. Lui me certifie que ça ne peut pas être la BiduleBox, puisqu'elle se connecte de temps en temps. Il fait une "manipulation à distance" (j'aime la manière dont ils me prennent pour une demeurée), et j'ai à nouveau un service optimal. Pendant trois heures.
- 2 octobre : j'appelle Fatima la technicienne. Le temps de l'avoir au bout du fil, le voyant DSL se stabilise. Elle me confirme que ça marche. Elle a l'air pressée de raccrocher. Je ne sais pas quoi dire. A part "au revoir". Trois quart d'heure plus tard, le voyant farceur s'éteint.
- 15 octobre : j'appelle Madjid le technicien. Lui m'explique les choses convenablement. Il me bride mon débit et m'incite à rappeler si le problème persiste, auquel cas il m'enverra une nouvelle BiduleBox. Le problème persiste. J'appelle Mohammed le technicien. Je lui explique que Madjid c'est mon pote et qu'il faut pas m'entourlouper. Mohammed s'en fout, il voit bien que mon voyant est allumé. Je réplique avec véhémence que je SAIS que dans trois quarts d'heure le voyant ensorcelé viendra à nouveau me gâcher la vie, et que "je n'appelle pas ça un service optimal". Il veut bien m'envoyer une nouvelle BiduleBox.
- Hier : je reçois la nouvelle BiduleBox toute belle, avec plein de jolis voyants qui s'allument, en blanc, en rouge, en vert, en jaune, c'est Noël. J'attends que les petits bonshommes en sortent comme dans la pub. Depuis, pas de déconnexion...

Le pire, c'est que si mon portable n'avait pas coupé, tout cela serait réglé depuis longtemps, et je n'aurais pas fait connaissance avec la moitié de la Tunisie. 

Le pire, c'est que je SENS depuis le début que le problème vient de la BiduleBox.
Et que Gloubinours me dit "Meuuuuuh non, un appareil électrique, ça marche ou ça marche pas, mais ça ne marche pas "de temps en temps"".
Même si la dite BiduleBox avait été achetée fin 2005.
Même si la dite BiduleBox avait depuis absorbé les poussières d'un chantier affectueusement appelé "Tchernobyl" (en clair, on a cassé le plancher de l'étage).

On pourra légitimement se demander pourquoi j'ai mis autant de temps à les appeler et à les rappeler (surtout). 

Premièrement parce que je n'aime pas appeler. De manière générale. Ma famille en sait quelque chose. Gloubinours étant pire que moi, jamais il ne s'avisa de me reprocher une quelconque lenteur dans mes démarches pour résoudre ce problème.

Deuxièmement parce que je déteste appeler les services techniques. Je déteste tomber sur un robot qui répète toujours les mêmes phrases à tout le monde, je déteste avoir peur de mal entendre dans le combiné, je déteste qu'on me dise "débranchez le câble bleu" au lieu de "débranchez le câble éthernet." Ca me met dans un état de nerfs indicible, même plusieurs heures après avoir raccroché.

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