Journal d'une militante anti-dépressive

Mon album

Dans la série des trucs blogables, je suis tombée sur cette chose relayée entre autres par Angel et Paula Roïde. C'est moins décoiffant que le générateur de couvertures de Martine ©, ou le jeu qui consiste à trouver son nom d'acteur/actrice porno*, mais beaucoup plus poétique. Cela me fait penser aux jeux artistiques surréalistes du type cadavre exquis etc, où la poésie nait de l'arbitraire du hasard. En regardant les exemples mentionnés, ainsi que le mien, je suis toujours surprise de l'harmonie que l'esprit parvient (toujours ?) à trouver entre le nom du groupe, le nom de l'album, la photographie, et même, pour mon cas, mon état d'esprit. C'est le principe (cela étant dit, je suis preneuse des exemples qui démentent complètement ce que je viens de dire, car j'aime bien rire, aussi). 
 
En outre, ma couverture d'album se révèle ostensiblement être celle d'un groupe d'easy listening electro, à la Zero 7 où à la Mùm. Un des styles que j'adore en somme.
 
 
Entre le nom du groupe, hommage à mon côté "je veux faire cours dans le cercle des poètes disparus", le nom de l'album, plutôt "ouais mais Epicure c'est plus praticable quand même", et la symbolique de la route... je me dis que quelqu'un a lu mon blog et me fait une farce. Et tout ça, du premier coup ! 
 
Une dernière pensée : cet article n'aurait certainement jamais vu le jour si j'étais tombée sur ça ! (ou alors si, mais seulement si j'aimais le punk progressif).
 
PS : mention spéciale pour Johann qui a carrément fait toute la discographie et la biographie de son groupe. J'adore. Pourquoi s'emmerder à faire de la musique après tout ? Il vaut peut-être mieux faire de la musique qui n'existe pas mais dont on parle, que l'inverse...  (affirmation totalement discutable voire condamnable et qui pourrait provoquer plus de violence dans les débats que "Carla Bruni va-t-elle pouvoir continuer dans la chanson ?" Abstenons-nous je vous prie)... Je crois que je vais faire pareil pour ma carrière d'écrivain...  
 
* Entendu dans Urgences, saison 1 ou 2 : votre nom d'acteur porno = le nom de votre chat + le nom de jeune fille de votre mère. Votre nom d'auteur de romans de gare = votre deuxième prénom + le nom de votre rue. Moi ça donne Lilou W. (je triche, Lilou, c'est le chat de Gloubinours, je donnerais pas un nom pareil à un chat ni à quoi que ce soit d'ailleurs) et Camille R*ouville. Donc, ça marche vraiment. 
 
EDIT : parce que non seulement j'ai honteusement exploité une image que je n'avais pas le droit d'exploiter, et qu'en plus j'en ai paumé l'adresse d'origine et qu'on me la demande... bah la voilà. Vous remarquerez que selon le recadrage, on obtient pas la même interprétation (la route à gauche, à droite, la place de l'arbre...). J'ai vraiment fait un bon tirage. 
 

3 commentaires - aucun rétrolien

Le diagnostic 6 : le test !

 
Pour vérifier si je ne suis pas dans un état pathologique appelé la dépression, et ce, avant de me rendre chez mon généraliste (pour des raisons que j'expliquerai prochainement), quoi de plus efficace, pragmatique et logique que de passer le test de dépression !!!
 
Il s'agit de répondre "vrai" ou "faux" aux questions suivantes en considérant son état depuis au moins deux semaines.
De 0 à 2 "vrai", vous allez très bien. De 3 à 5, vous vivez un coup de blues. À partir de 6, félicitations, vous êtes déprimé ! N'est-ce pas magnifique ?!?

Évidemment, je gagne. Un peu plus tard dans la semaine, je ferai subir le même test à Gloubinours, un collègue de maths et son amie CPE en lycée professionnel. Résultats : nous sommes tous déprimés, sauf Gloubinours qui ne nous arrive pas à la cheville avec un misérable coup de blues (et encore, je suis sûre que c'est juste parce que les travaux de la maison n'avancent pas). Du coup, on s'est tous rabattus sur le test "êtes-vous vaginale ou clitoridienne", c'était plus drôle.

 à suivre... 

14 commentaires - aucun rétrolien

Le diagnostic 5 : prendre du recul

 Je ne me pose pas la question de savoir si j'aborde la réalité avec objectivité : je me laisse aller au sentiment que les cons sont en position de force (à la fois par leur nombre et par la puissance de leur connerie), tant ce que j'observe au lycée semble confirmé parce ce que j'observe partout ailleurs. Des cons à la télé, des cons dans la rue, des cons dans les magasins, des cons chez Ikea, des cons au cinéma, des cons dans les ministères, des cons des cons des cons les cons sont partout : "Vaste programme" comme disait l'autre... 

Mon métier, dont on aura compris que je le brandis comme une arme de destruction massive contre la connerie, me parait alors misérablement vain. Les quelques pauvres âmes sauvées ne suffisent plus à me redonner espoir ; au contraire, elles m'inspirent d'autant plus de pitié qu'elles sont vouées à se perdre dans la connerie omniprésente et à souffrir, elles aussi, de la vanité de leur vie. La philosophie maintes fois éprouvée et se résumant à : "Il y en a au moins un qui m'écoute" me fait doucement rire à présent. Qui accepterait une tâche qui ne ferait sortir que quelques pièces potables par an de la chaîne de production ? A-t-on déjà vu un boulanger se réjouir de faire trois bonnes baguettes sur deux cents carbonisées ? C'est sans doute là que je fais erreur, mais à l'heure actuelle, je ne considère pas que le matériau que je travaille est le français, mais l'humain. Et, sauf le respect que je dois à la langue de Molière, l'humain, c'est vraiment un matériau de merde.

... lire la suite

2 commentaires - aucun rétrolien

Le diagnostic 4 : bloquée dans le sas

Gloubinours part au travail, et je ne profite pas de cette grasse matinée volée pour me rendormir. Non, comme il se doit, je cogite.

Je vois bien que quelque chose cloche : mon moral joue au Space Mountain, mes pensées s'assombrissent de plus en plus, je mange mal et trop, je dors mal et trop (mais jamais au bon moment). Surtout, je désespère du projet que j'ai fomenté cette nuit : à 26 ans, soit au cours de ma cinquième année d'enseignement seulement, j'ai très envie de prendre un temps partiel. Alors que ce métier a toujours été "ma vocation". Qu'en sera-t-il dans 10 ans, dans 20 ans ? En outre, alléger mon emploi du temps ne viserait même pas à accorder plus de temps à mes autres centres d'intérêt (j'ai tout oublié ou presque de ces derniers), mais simplement à me supprimer une classe de "boulets". Avoir la possibilité, la liberté, le droit de regarder un peu moins la bêtise humaine par la lorgnette de mes classes. Car c'est bien cela le problème : alors qu'au bout de quelques années, j'ai acquis suffisamment d'expérience pour asseoir mon autorité et ne jamais plus me faire "bordéliser" (selon le terme consacré dans le monde des profs), alors que la réflexion sur les problèmes de discipline en classe ne me prend plus tout mon temps, et que, selon toute logique, je devrais donc souffler un peu, eh bien non. Au contraire, ce temps gagné me laisse désormais tout le loisir d'observer la bêtise de mes élèves, leur manque d'éducation, de curiosité, de respect, de réflexion. Oh, attention, il est bien loin le temps où je m'offusquais de constater qu'à 17 ans, ils n'avaient jamais entendu le nom de Freud par exemple. Je ne prétends plus les faire tomber amoureux de la littérature, ni les réjouir lorsque je les emmène au théâtre. J'aimerais juste qu'ils apprennent à dire bonjour, à ne pas crier "Fuck you" au cours d'une représentation à laquelle ils assistent, à trouver une autre tactique de drague que "J'vais lui péter la colonne à celle-là", et, ô comble de l'utopie, à trouver un léger intérêt lorsque je leur parle, à travers les textes, de ce qui les concerne tous, à savoir, la vie.

... lire la suite

5 commentaires - aucun rétrolien

Le diagnostic 3 : le graal

 
Comme nous étions mardi, et que ce jour-là Gloubinours compte sur moi pour le réveiller avant de partir, il me fallait l'informer de mon projet. "Je ne vais pas au lycée aujourd'hui, je ne me sens pas bien, j'irai voir le médecin cet après-midi, pense à te lever". Ce à quoi il répondit : "OK". C'est tout. Pas de compassion ("Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ma chérie, qu'est-ce que tu as, tu as de la fièvre ?"), ni de soupçon ("T'es sûre ? T'exagères pas un peu ?"), ni d'inquiétude ("Tu crois que c'est contagieux ?"). Il faut dire qu'en vertu de son observation attentive de ma personne, il me conseillait depuis longtemps de rester à la maison, d'aller voir le médecin pour qu'il me "fasse un arrêt", et même tout bonnement de "prendre ma journée, surtout quand on sait que certains ne se gênent pas pour le faire avec comme seul motif d'emmener leur môme chez le pédiatre". Bon, passons sur le fait que Gloubinours n'a pas encore d'enfants, et que son sens de la justice est relativement influencé par ce paramètre ; l'idée fondamentale est que je ne devrais pas à avoir de scrupules à profiter un peu , moi aussi, du système de temps en temps. 
 
C'est à présent le bon moment pour premier intermède syndical...

... lire la suite

5 commentaires - aucun rétrolien

Le diagnostic 2 : je reste chez moi

 
Comme l'indiquent quelques témoignages de compassion (voir les commentaires de l'article d'hier), dormir peu et mal et avoir les méninges qui dansent la gigue au beau milieu de la nuit n'a rien d'exceptionnel, partant, rien de dramatique, a priori. Facteur ou trapéziste au cirque Pinder, boucher ou danseuse de chez Kamel, chacun semble avoir reçu sa dose de "stress au travail" en héritage des conneries maraîchères d'Adam et Ève. Puisque c'est le lot de tout le monde, je supporte habituellement tant bien que mal ma part de condition humaine, comme je supporte le fait de commencer les cours avant que le jour se lève, de m'écrouler sur mon lit dès mon retour du lycée, de n'avoir ni le temps ni l'énergie nécessaires pour me consacrer pleinement à autre chose qu'au travail.
 
En un mois ou deux pourtant, le supportable est devenu progressivement intolérable. 
 
Le quotidien d'un professeur est fait, entre autres, de tout un tas d'éléments tout juste supportables. Des choses décevantes, frustrantes, alarmantes, désarmantes, désespérantes, que tout le monde connaît, ou croit connaître. Pendant cinq ans, je gérai parfaitement ces conditions de travail, comme si je parvenais à faire régulièrement la vidange, à évacuer suffisamment tôt les pensées négatives pour qu'elles ne prennent pas le dessus sur ma vocation et ma joie, véritable, d'enseigner. Cette année, la machine a commencé à s'encrasser, à faire de drôles de bruits. Le ton de mes conversations de midi en salle des profs, le nez dans mon Tupperware ; mes soupirs au moment de tourner la clef pour ouvrir la classe ; et, par dessus tout, mon "Oui, tu as raison" en réponse à cette critique éclairée d'un élève à propos du livre à étudier : "Eh M'dame, c'est trop pourri !"

... lire la suite

5 commentaires - aucun rétrolien

Le diagnostic 1 : what do you do when you can't sleep ?

Dans la nuit du 21 au 22 janvier 2008, ou plus exactement au (très) petit matin du mardi 22 janvier 2008, alors que Gloubinours ronflait, ou raclait de la gorge, ou faisait "Pffff" en expirant*, et que j'enviais son évidente béatitude ; après m'être retournée maintes et maintes fois dans mon lit en prenant soin de ne pas tirer vers moi l'intégralité de la couette, ni d'engendrer par mes mouvements des béances par lesquelles le froid se serait engouffré et aurait fait grogner le grizzli qui me tenait compagnie, je décidai que les choses ne pouvaient plus continuer ainsi. 

Étonnamment, par cette décision, je ne visai pas les problèmes oto-rhino-laryngologiques de mon compagnon.

(* C'est-à-dire le pire des supplices maritaux nocturnes, car, s'il est communément admis qu'une femme puisse assener un "Chéri : arrête de ronfler !" à son conjoint, il est plus difficilement admissible de l'entendre dire : "Chéri : arrête de faire "Pffff"". D'autant plus que, pour que la demande soit efficace, il faudrait qu'elle soit plus complète : "Chéri : arrête de fermer les lèvres quand tu dors parce que ça fait "Pffff" quand tu expires". Dans un premier temps le conjoint ne comprend rien, et si jamais, dans un deuxième temps, il comprend, alors il n'en croit pas un mot.)

... lire la suite

6 commentaires - aucun rétrolien

Remettre le couvert 3/3 : l'argument imparable ?

Argument° 3 : ça n'a aucun intérêt ce que tu racontes et puis c'est tout !

Quand on veut avoir raison juste pour avoir raison, pour la beauté du geste en somme, on risque souvent d'arriver à ce genre d'argument péremptoire...

Faire un blog un tant soit peu intéressant, sans être ni dessinateur, ni photographe, ni réalisateur, ni musicien, ni très très drôle, ni prétendant au prix Goncourt car si tu prétends au prix Goncourt tu ferais mieux d'arrêter de bloguer (voir article précédent), c'est au moins raconter des choses intéressantes dans son blog. Et pour cela, cibler un thème. 

... lire la suite

5 commentaires - aucun rétrolien

6 habitudes ou tics sans importance

Vous l'aurez compris, les questionnaires et autres trucs de blogs ne font pas vraiment partie de ma... ligne éditoriale, n'ayons pas peur de paraître vaniteuse. D'autant plus que je n'ai jamais vraiment compris comment les "7 choses qu'on ignore sur vous" ou les "7 métiers que vous avez déjà exercés" permettaient de mieux connaître quelqu'un. Franchement, savoir que Bidule se cure le nez en attendant au feu rouge ou que Tartempion a passé son brevet de secouriste n'a jamais provoqué en moi l'envie soudaine d'inviter Bidule ou Tartempion à dîner pour en apprendre davantage. Prétendre le contraire relèverait d'une profonde mauvaise foi qui cacherait la réelle utilité de ces chaînes : linker les blogs entre eux et augmenter leur visibilité. Ou, au mieux, ressentir une certaine satisfaction lorsqu'on répond soi-même aux questions, car il n'existe aucun sujet plus intéressant que soi-même, ou encore se mettre en scène de la manière qui nous arrange. Je le sais, je l'ai fait.

Cela étant dit, je ne parviens pas à me retirer de l'esprit l'idée qu'il serait malpoli de ne pas répondre à un questionnaire qu'on m'a adressé...

Maintenant que j'ai fait ce petit laïus barbant, où je critique farouchement et par pur snobisme ce que je m'apprête justement à faire... on peut y aller !

1- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué...
2- Mettre le règlement du tag sur  le blog...
3- Mentionner 6 habitudes ou tics sans importance sur vous même
4- Taguer 6 personnes à la fin de votre billet en indiquant les liens de leurs blogs
5- Avertir directement les personnes taguées sur leur blog

 Ce questionnaire me vient donc de Tink, qui ne pouvait pas me louper. 

Voici donc mes 6 tics ou habitudes sans importance (là, c'est le moment où je suis censée me délecter de pouvoir me concentrer intensément sur ma petite personne... Oui, j'avoue, je me délecte) :

* J'humidifie toujours ma brosse à dents avant de mettre le dentifrice dessus (wow, ça commence fort, il va falloir assurer après ça), même si j'ai entendu dire que ça rendait le brossage moins efficace ; 

* Je porte toujours mon sac à main (ou n'importe quel sac en bandoulière) sur l'épaule gauche ; à droite, j'en suis incapable, ça tombe ; 

* Du coup, quand je marche à côté de quelqu'un, je me mets toujours à sa gauche. Même si je n'ai pas de sac.

* Je dors toujours du côté du lit qui me parait le plus facile d'accès (peut-être au cas où je devrais m'échapper en courant), donc le plus proche de la porte par exemple, et surtout jamais contre le mur. En ce moment, c'est à gauche (décidément).

* Quand je suis en colère, j'écris mon prénom et mon nom des dizaines et des dizaines de fois sur une feuille, parfois avec mon adresse (je ne sais pas pourquoi). 

*Quand je regarde la télévision au lit, je mets un bout du drap dans ma bouche. Oui, c'est dégoutant.  

 

Bon eh bien voilà : c'est peut-être pas terrible, mais je me rends compte que ça intéresserait beaucoup un psychanalyste (*mode narcissique on*). Enfin, peut-être pas le truc sur le dentifrice. 

 

Voici maintenant le moment tant attendu, celui où je refile le bébé.

Je passe donc la main à Wildmary, Paula Roïde et Angel, parce que ce sont d'anciennes lectrices qu'il me fait plaisir de retrouver.
Puis, de manière plus hasardeuse, je tente Kek, parce que même si ce genre de questionnaire le gonfle profondément, il est capable de faire de chouettes dessins avec et il serait cruel de nous en priver.
Même chose pour Evelyne Louvre-Blondeau, en espérant que cela l'inspirera car les petites habitudes du quotidien, c'est souvent ce qu'elle dessine avec talent.

(avec de tels compliments, comment voulez-vous qu'on m'en veuille ?)

 

8 commentaires - aucun rétrolien

M*onsieur C*hatastrophe, de C. P*ascoe

Les circonstances de la rencontre :

Dans "ma" librairie habituelle, alors que je venais de saisir puis reposer dix-huit fois de suite le premier tome de Millenium deux mètres plus loin. Dix-huit fois de suite, pour finir par le reposer, parce que, tout de même, 22,80 € pour un polar suédois d'un mètre cube alors que je n'aime pas les polars, c'est risqué. Je passe donc mon chemin pour me diriger vers les livres de poche, quand une couverture représentant un chat m'arrête... 

 

 Les premières impressions : 

Le chat en question a l'air complètement idiot (sa tête dépasse d'un sac en papier troué, il tire un peu la langue et n'est même pas fichu de fixer l'objectif), le titre est profondément débile : bref, la couverture est nunuche à souhait.

Oui, mais.

Oui, mais j'aime les chats. Eh non, toujours point d'originalité. Je suis une "gonzesse à chats". J'ai dû récupérer le gène chez une tante dont la collection de chats miniatures me fascinait petite, et ce même gène se balade également dans les chromosomes de mes cousines. En outre, mes plus anciens souvenirs sont associés à la présence d'un chat, comme si ce chat était né avant moi. Il s'appelait Minou*. Non, décidément, au grand concours de l'innovation, les chats ne passeraient même pas les premières sélections. Les chats, finalement, c'est plutôt la tradition : la momification dans l'Egypte Ancienne, le bûcher au Moyen Âge...

 Un bref coup d'oeil sur la quatrième de couverture, aussi bien faite que la première, et je comprends (à tort) qu'il s'agit de la biographie d'un écrivain narrée par son chat. L'éditeur promet "un roman tendre et drôle". Je suis déprimée, je viens de lire L'humanité disparaitra : bon débarras ! d'Yves Paccalet, donc, j'achète. 17,90 €, ou comment l'on voit qu'un chat dans un sac à papier inspire davantage confiance qu'une fillette lugubre à tresses. À 4,90 € près. 

(* Je viens de réaliser la portée freudienne de ces deux dernières phrases. Bon, passons.) 

... lire la suite

2 commentaires - aucun rétrolien

Remettre le couvert 2/3

Argument n° 2 : je ne fais ni BD, ni musique, ni photo, ni quoi que ce soit qui mériterait quelque peu d'être exhibé sur la place publique

Cet argument est bien sûr la suite logique du premier. Si je n'ai rien d'exceptionnel à montrer, alors pourquoi le montrer ? Je ne vais pas montrer mes seins tout de même... Encore que : en quête absolue d'exceptionnel, j'ai effectivement failli faire un blog sur mes seins. Cela aurait parlé de la relation forcément ambivalente, dialectique et passionnante qui m'unit à ma poitrine, à travers moultes anecdotes du type "Mon Dieu ce que c'est difficile de trouver une robe à sa taille quand on fait du 90C" (on peut me reprocher de prendre vraiment n'importe quel prétexte pour remettre sur le tapis mon tour de poitrine, et ce, dès le troisième article de ce nouveau blog ;mais non, car je ne fais plus du 90 C, donc ça ne compte pas). Le but était littéraire et sociologique, et le fait que le caractère mammaire du thème choisi pouvait accessoirement attirer des lecteurs pour d'autres raisons que l'amour de la littérature et de la sociologie, cela ne constituait qu'une coïncidence à peine fâcheuse. 

Quand j'y repense... Mais où avais-je donc la tête ?! Cette idée saugrenue m'était venue suite à une discussion dont le sujet était, de manière plus ou moins avouée : "Comment faire un blog avec plein plein plein d'audience". Valais-je vraiment mieux alors que Mélinda qui écume les castings de la star academy, ou Valérie Bègue qui après avoir fait dans la photo provoc', et sans doute tenté sa chance pour devenir égérie de la Fête du Boudin, se contenta finalement d'une couronne de Miss France ? Avais-je alors autre chose à faire, à dire, à penser, à vivre que "Aimez-moi !" ? *

Si j'étais dans le même état d'esprit aujourd'hui, il est fort probable que je serais en train d'épouser Carla Bruni.

... lire la suite

6 commentaires - aucun rétrolien

Remettre le couvert 1/3

Progressivement, la plupart de mes arguments anti-blog se virent un à un violemment démolis. Pourtant, ils étaient du genre coriaces, de ceux qu'on a commencé par pêcher à droite à gauche, et qu'on a ensuite engraissés à grands coups de peur de l'échec et de manque d'estime de soi. Vous voyez le genre. 

Argument n°1 : tout le monde fait pareil

Oui, bah. Ça c'est sûr, tout le monde blogue. Mes élèves bloguent, mes amis bloguent, les profs bloguent, les artistes bloguent, Sarkozy blogue, ma cousine blogue, mon autre cousine blogue, même mon père blogue, c'est vous dire. Pour l'originalité, il faudra repasser. J'ai débuté, non pas à l'époque où naquit le phénomène (n'exagérons rien), mais à l'époque où on commençait tout juste à en parler dans le six minutes par exemple. C'est dire si le phénomène était déjà bien implanté en réalité, mais c'était tout de même l'époque où la plupart des gens qui m'entouraient disaient "C'est quoi un blog ?", sans passer pour autant pour des militants alter-mondialistes ayant choisi de vivre en côte de maille ou robe de bure pour préserver la planète. Non, ils passaient pour des gens normaux, ceux-là même qui viennent juste d'apprendre aujourd'hui ce qu'est Facebook. Aujourd'hui, si quelqu'un vous dit "C'est quoi un blog ?", vous savez déjà que vous avez affaire à un individu qui ne possède ni portable, ni adresse email, ni même carte bleue, et qui ne saura toujours pas ce qu'est Facebook dans quatre ans (et qui, accessoirement, n'a pas intérêt à tomber en panne d'essence le dimanche quand tout est fermé). Un type particulier d'individu donc. 

... lire la suite

5 commentaires - aucun rétrolien

Mushroom vs Blog : round 2

 
Bien que mon expérience du blog ne soit pas nulle, ça ne manque pas : il est toujours aussi difficile de savoir par où et comment commencer... Je faisais déjà la maligne, croyant qu'en vieille routarde de la blogosphère, j'allais trouver LA formule qui aurait fait mouche. Et me voilà en train d'écrire platement que je ne sais pas quoi écrire. Ça ressemble furieusement à de la mauvaise drague sur meetic tiens...
 
Effectivement, de mai 2004 à septembre 2007, j'ai raconté des choses sans grand intérêt par ici. J'avais choisi pour pseudonyme "Mushroom", mais un blogueur-myciculteur m'avait visiblement devancée. Je rajoutai donc un H (ce qui donna "Mushroomh"), donnant au nom de mon blog des allures d'éternuement suivi d'un écoulement nasal persistant. Bref. Tout avait débuté le jour du départ de mon ex, qui, visiblement, avait d'autres projets que rester avec une fille qui voulait bien qu'il reste, mais en fait non. J'habitai seule avec maman dans un très vieil appartement, et il fallut intégrer un nouveau modus vivendi. Le blog y prit très naturellement sa place, car j'avais du temps à perdre et des conneries à dire.

... lire la suite

7 commentaires - aucun rétrolien

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://tink.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Humour et détente, musique