Dimanche 24 Fevrier 2008
Mon album

Par mushroom, Dimanche 24 Fevrier 2008 à 17:06 GMT+2 dans Tais toi et blogue !
Dimanche 24 Fevrier 2008

Par mushroom, Dimanche 24 Fevrier 2008 à 17:06 GMT+2 dans Tais toi et blogue !
Samedi 23 Fevrier 2008
Évidemment, je gagne. Un peu plus tard dans la semaine, je ferai subir le même test à Gloubinours, un collègue de maths et son amie CPE en lycée professionnel. Résultats : nous sommes tous déprimés, sauf Gloubinours qui ne nous arrive pas à la cheville avec un misérable coup de blues (et encore, je suis sûre que c'est juste parce que les travaux de la maison n'avancent pas). Du coup, on s'est tous rabattus sur le test "êtes-vous vaginale ou clitoridienne", c'était plus drôle.
à suivre...
Par mushroom, Samedi 23 Fevrier 2008 à 00:00 GMT+2 dans Des pressions ?
Jeudi 21 Fevrier 2008
Je ne me pose pas la question de savoir si j'aborde la réalité avec objectivité : je me laisse aller au sentiment que les cons sont en position de force (à la fois par leur nombre et par la puissance de leur connerie), tant ce que j'observe au lycée semble confirmé parce ce que j'observe partout ailleurs. Des cons à la télé, des cons dans la rue, des cons dans les magasins, des cons chez Ikea, des cons au cinéma, des cons dans les ministères, des cons des cons des cons les cons sont partout : "Vaste programme" comme disait l'autre...
Mon métier, dont on aura compris que je le brandis comme une arme de destruction massive contre la connerie, me parait alors misérablement vain. Les quelques pauvres âmes sauvées ne suffisent plus à me redonner espoir ; au contraire, elles m'inspirent d'autant plus de pitié qu'elles sont vouées à se perdre dans la connerie omniprésente et à souffrir, elles aussi, de la vanité de leur vie. La philosophie maintes fois éprouvée et se résumant à : "Il y en a au moins un qui m'écoute" me fait doucement rire à présent. Qui accepterait une tâche qui ne ferait sortir que quelques pièces potables par an de la chaîne de production ? A-t-on déjà vu un boulanger se réjouir de faire trois bonnes baguettes sur deux cents carbonisées ? C'est sans doute là que je fais erreur, mais à l'heure actuelle, je ne considère pas que le matériau que je travaille est le français, mais l'humain. Et, sauf le respect que je dois à la langue de Molière, l'humain, c'est vraiment un matériau de merde.
Par mushroom, Jeudi 21 Fevrier 2008 à 00:00 GMT+2 dans Des pressions ?
Mercredi 20 Fevrier 2008
Gloubinours part au travail, et je ne profite pas de cette grasse matinée volée pour me rendormir. Non, comme il se doit, je cogite.
Je vois bien que quelque chose cloche : mon moral joue au Space Mountain, mes pensées s'assombrissent de plus en plus, je mange mal et trop, je dors mal et trop (mais jamais au bon moment). Surtout, je désespère du projet que j'ai fomenté cette nuit : à 26 ans, soit au cours de ma cinquième année d'enseignement seulement, j'ai très envie de prendre un temps partiel. Alors que ce métier a toujours été "ma vocation". Qu'en sera-t-il dans 10 ans, dans 20 ans ? En outre, alléger mon emploi du temps ne viserait même pas à accorder plus de temps à mes autres centres d'intérêt (j'ai tout oublié ou presque de ces derniers), mais simplement à me supprimer une classe de "boulets". Avoir la possibilité, la liberté, le droit de regarder un peu moins la bêtise humaine par la lorgnette de mes classes. Car c'est bien cela le problème : alors qu'au bout de quelques années, j'ai acquis suffisamment d'expérience pour asseoir mon autorité et ne jamais plus me faire "bordéliser" (selon le terme consacré dans le monde des profs), alors que la réflexion sur les problèmes de discipline en classe ne me prend plus tout mon temps, et que, selon toute logique, je devrais donc souffler un peu, eh bien non. Au contraire, ce temps gagné me laisse désormais tout le loisir d'observer la bêtise de mes élèves, leur manque d'éducation, de curiosité, de respect, de réflexion. Oh, attention, il est bien loin le temps où je m'offusquais de constater qu'à 17 ans, ils n'avaient jamais entendu le nom de Freud par exemple. Je ne prétends plus les faire tomber amoureux de la littérature, ni les réjouir lorsque je les emmène au théâtre. J'aimerais juste qu'ils apprennent à dire bonjour, à ne pas crier "Fuck you" au cours d'une représentation à laquelle ils assistent, à trouver une autre tactique de drague que "J'vais lui péter la colonne à celle-là", et, ô comble de l'utopie, à trouver un léger intérêt lorsque je leur parle, à travers les textes, de ce qui les concerne tous, à savoir, la vie.
Par mushroom, Mercredi 20 Fevrier 2008 à 10:41 GMT+2 dans Des pressions ?
Lundi 18 Fevrier 2008
Par mushroom, Lundi 18 Fevrier 2008 à 00:00 GMT+2 dans Des pressions ?



